INFO HIVER: Mieux comprendre l’AQUAPLANING pour mieux réagir

Nokian Tyres, l’expert des conditions nordiques, reprend sur son site quelques conseils essentiels quant à l’aquaplaning – basés sur une connaissance incontestable des conditions de conduite hivernales les plus rudes.

Laissons la parole à un spécialiste de la conduite sur neige, neige fondue, glace et toute autre joie de l’hiver – et qui démontre bien que 3 facteurs sont essentiels pour votre sécurité en cas d’aquaplaning: vitesse, pression des pneus et état des pneus.

L’aquaplaning, pourquoi ?

« Lorsqu’il y a suffisamment d’eau et que la vitesse atteint une certaine limite, la sculpture du pneu ne peut plus évacuer l’eau de dessous le pneu. Une perte de contact entre le pneu et le goudron se produit et la tenue de route devient insuffisante.

Lorsque la bande de roulement des pneus est inférieure à 4 mm d’épaisseur, ses caractéristiques de tenue de route sur route mouillée et ses propriétés anti-aquaplanning, surtout le risque d’aquaplanning est fortement accru. Aussi, la distance de freinage s’allonge et le véhicule dérape plus facilement sur les côtés. »

L’usure de mes pneus a-t’elle un impact réel ?

« Les tests réalisés par Nokian Tyres montrent que le pneu usé (bande de roulement de moins de 1,6 millimètres, pellicule d’eau de 5 mm sur la route) l’aquaplanning commence à se manifester dans la conduite en virage déjà à une vitesse de 76 km/h, alors que l’aquaplanning se produit à une vitesse de 96 km/h avec de nouveaux pneus. »

Des pneus hiver font-ils vraiment une différence ?

« La surface de contact du pneu au sol disparaît radicalement plus la vitesse augmente et plus les pneus s’usent. Le profil concrétise la taille de la bande de roulement du pneu été avec différentes profondeurs de rainures sur une pellicule d’eau de trois millimètres à une vitesse de 75 km de l’heure. Avec des pneus totalement usés d’1,6 mm, la surface du pneu en contact avec la route n’est plus que de 16 pour cent comparé à un véhicule immobilisé. »

Quand je perd le contrôle, que dois-je faire ?

« Les facteurs d’aquaplanage sur lesquels le conducteur est en mesure d’influer sont la profondeur des rainures, la pression des pneus et la vitesse. Si malgré tout on se retrouve en aquaplanage, la première chose à faire est de réduire sa vitesse et d’essayer de regagner le contact avec la chaussée. Ce n’est qu’alors qu’il sera possible de corriger sa direction. J’ai du mal à comprendre pourquoi les automobilistes restent obstinément dans les rainures de la chaussée même lorsqu’il pleut, alors que c’est précisément là que l’eau s’accumule. »

Source: site de Nokian, interview du responsable du service clients technique

 

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